Perception de la douleur

Le mental joue un rôle considérable dans la perception de la douleur. Tout le monde en fait une expérience différente selon sa manière de voir les choses, de les percevoir, de les ressentir. Albert EINSTEIN disait : « Votre perception détermine ce que vous voyez. » ainsi selon cet adage il suffirait de réussir à convaincre son propre esprit pour ne plus faire l’expérience de la douleur. Facile à dire !

Les samouraïs utilisaient des techniques d’entrainement mental pour faire face à la douleur, on retrouve en héritage leurs enseignements dans les arts martiaux actuels. Il est possible de contrôler son mental au moins pour diminuer les effets perturbateurs de la douleur sur la performance sportive, baisse de la concentration, diminution des capacités motrices…

Mais attention ! La douleur reste un processus normal d’alerte de l’organisme sur des atteintes de son intégrité physique. Elle permet dans l’action d’engendrer des actes de retrait reflexe qui peuvent êtres salvateurs dans bien des situations. C’est l’exemple de la chaleur, lorsqu’elle devient trop importante en perception, le reflexe est de se retirer de la surface de contact afin d’éviter la brûlure. Il est donc capital de rester vigilant devant la douleur pour se protéger et le fait de négliger ses propres alertes douloureuses est dangereux pour soi ou pour son équipe.

L’idée est donc de réussir à savoir que la douleur est présente sans en ressentir les effets. Dans beaucoup de sports elle est omniprésente jusqu’à la production d’endorphines qui agissent comme un puissant analgésique mais dans de nombreuses situations elle est source de souffrance.

Pour la rendre plus supportable il existe plusieurs techniques :

-         L’approche altruiste qui consiste à mentalement prendre sur soi une partie de la douleur des autres, de ses proches ou de son entourage.Cette pensée à le pouvoir d’alléger immédiatement la perception de sa propre douleur. La technique est utilisable partout et dans toutes circonstances.

-         L’approche utilisée en sport de haut niveau est celle du switch – ou lâcher prise qui consiste à changer sa perception, à passer à autre chose en se servant d’images mentales. La technique une fois maitrisée est aisément applicable en pleine action compétitive, en plein match.

Techniquement, si vous restez focalisé sur la douleur même en psalmodiant « j’arrête de penser à la douleur, j’arrête de penser à la douleur, j’arrête de penser à la douleur… » et bien vous êtes entrain de penser à la douleur !

Alors que si vous vous projetez mentalement sur une plage du pacifique, la douleur deviendra beaucoup plus supportable. Peu importe la durée et l’intensité, vous pouvez utiliser votre image mental à volonté !

Par Landry RICHARD, le 29 août 2011.

Comments

  • Selliez dit :
    29-08-11

    Pour le « switch » pas besoin d’image idéale : il suffit de se plonger dans l’action ! C’est pour cela que le travail, c’est la santé !

  • 29-08-11

    L’image est a utiliser lorsque l’on sort de sa « zone de fluidité », même dans l’action il est possible de perdre pied, l’image est un moyen trés efficace de pouvoir mobiliser immédiatement un outils adapté et personnalisé.

  • CAYENNE dit :
    29-08-11

    Cela rejoindrait donc le pouvoir de la pensée ?!…..Utilisable dans la vie de tous les jours …

Réagir